Inquiétant il y a quelques jours, Djokovic relance le suspens sur son avenir : « Il est évident que j’ai envie d’y arriver »

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« Dieu sait ce qui se passera demain, dans six ou douze mois. Ce fut un voyage merveilleux. Je vous aime beau­coup », décla­rait Novak Djokovic dimanche lors de l’interview sur le court après sa défaite contre Carlos Alcaraz en finale de l’Open d’Australie, avant de préciser en confé­rence de presse : « Vous me suivez depuis long­temps et vous savez que je ne fais pas semblant, je ne mens pas, je ne déforme pas la vérité, je suis juste honnête. Je vous ai dit que ces dix‐huit derniers mois que je ne savais pas exac­te­ment combien de temps je jouerai encore. »

Pourtant, quelques jours plus tard, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a de nouveau laissé entre­voir une projec­tion bien plus loin­taine. Présent à Milan en famille pour assister à la céré­monie d’ouverture des Jeux olym­piques d’hiver, le Serbe a encore évoqué, sans détour, Los Angeles 2028. Il aurait alors 41 ans. 

Journaliste : « Je ne voudrais même pas vous poser la ques­tion, car cela peut sembler une plai­san­terie, mais les prochains Jeux olym­piques d’été sont peut‐être loin… (Los Angeles 2008)« 
Djokovic : « Ils sont loin, oui. À ce stade de ma vie et de ma carrière, ils sont loin, mais il est évident que j’ai envie d’y arriver. »

Journaliste : « Mais vous tenez tête aux jeunes.« 
Djokovic : « Oui, il le faut. Et de toute façon, il faut penser qu’on est jeune. »

Plus qu’un objectif clai­re­ment fixé, il s’agit d’un souhait assumé, fidèle à la philo­so­phie d’un joueur qui n’a jamais cessé de défier le temps.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.