Accueil ATP Isner ou la complainte de l'enfant gâté

Isner ou la complainte de l’enfant gâté

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Dans le magazine américain Forbes, John Isner a joué le jeu des confidences sur ce que coûtait réellement la vie d’un joueur de tennis de haut niveau la comparant notamment à celle d’un basketteur de la NBA. Même s’il ne s’agit pas de révélations, il semble bien que la campagne des joueurs pour faire valoir des droits plus élevés soit un fil rouge de la saison 2019.

Après Vasek Pospisil, c’est donc au géant américain d’envoyer un signal d’alarme notamment à l’ATP mais aussi à l’ITF. En effet, il ne s’agit pas d’être dupes, les joueurs ont aussi compris que les tournois du Grand Chelem, par leurs transformations, ont considérablement augmenté leurs revenus et ils estiment que le pourcentage attribué aux acteurs sur le court est insuffisant.

D’où cette transparence soudaine pour justifier la bataille qui s’annonce terrible entre organisateurs et joueurs. Les propos de John Isner dans ce support prestigieux et influent confortent cette idée. En voici un extrait édifiant : « Mes dépenses sont essentiellement des coûts fixes, quel que soit le montant de mon revenu. J’essaie donc de ne pas perdre toute l’année sur les premiers tours des tournois, mais le tennis est un de ces sports où rien n’est garanti. » Comparant sa vie à celle d’un joueur de NBA, en l’occurrence Dirk Nowitsky, John Isner rajoute : « De la même manière que les Mavericks de Dallas n’arrêtent pas de payer tout le personnel d’entraînement après quelques défaites ou ne se soucient pas de ce que l’hôtel coûte à l’équipe lorsqu’un joueur réduit son pourcentage de lancers francs, mes dépenses ne sont pas réduites lorsque je ne gagne pas assez de match. »

« Mes dépenses ne sont pas réduites lorsque je ne gagne pas assez de match »

Mais c’est le couplet sur les taxes qui est encore plus stupéfiant : « Sur les 45 000 livres du premier tour du prix en espèces à Wimbledon, le taux d’imposition britannique est d’environ 45 %. Bien sûr, chaque pays est différent et il y a des règles complexes, mais ce que j’essaie de souligner, c’est que les taxes sont importantes, et c’est un élément à prendre en compte, car les prix de chaque tournoi sont présentés comme si c’était le nirvana alors que ce n’est pas le montant qui finit dans la poche du joueur. »

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