Ivanisevic, coach de Fils, répond à Zverev : « Je ne crois pas qu’Alcaraz et Sinner soient favo­risés, ils sont tout simple­ment meilleurs que tout le monde »

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« C’est des conne­ries. Carlos ne peut pas prendre un temps mort médical pour des crampes. Vous le protégez lui et Sinner », lâchait Alexander Zverev lors de sa demi‐finale contre Carlos Alcaraz à l’Open d’Australie, quelques mois après avoir affirmé ceci : « Je sais que les direc­teurs ralen­tissent les surfaces parce qu’ils veulent que Sinner et Alcaraz réus­sissent dans chaque tournoi. »

Coach de Novak Djokovic entre 2019 et 2024, Goran Ivanisevic co‐entraîne aujourd’hui Arthur Fils aux côtés de son compa­triote croate, Ivan Cinkus. Lors d’une récente inter­view accordée au média serbe Sportklub, le vain­queur de Wimbledon 2001 a exprimé son désac­cord avec l’Allemand. 

« Je ne dirais pas exac­te­ment ça. Avant, on avait quatre surfaces diffé­rentes, et main­te­nant on a quatre surfaces plus ou moins iden­tiques. Il se plai­gnait aussi cette année en Australie du temps mort médical dû à des crampes, mais au final, c’était de sa faute. C’était impos­sible de perdre ce match : il servait pour le match et Alcaraz n’a pas eu de crampes pendant cinq minutes, mais pendant presque deux heures. Au moment de conclure, il craque et ça lui coûte cher contre Alcaraz et Sinner. Donc, je ne crois pas qu’ils soient favo­risés, ils sont tout simple­ment meilleurs que tout le monde… On peut les battre, mais c’est difficile. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.