Ivanisevic : « Novak demande toujours plus, plus, plus »

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TENNIS : Wimbledon 2019 -

Co‐entraîneur de Novak Djokovic depuis juin dernier, Goran Ivanisevic s’est confié dans une belle inter­view au journal L’Équipe. L’ancien vain­queur de Wimbledon s’est rapi­de­ment fondu dans le staff du Serbe, bien aidé par la langue et par son amitié avec Marian Vajda : « Je connais Marian depuis trente ans. C’est le mec le plus sympa et le plus simple avec qui bosser. Juste avant son premier entraî­ne­ment, je lui ai parlé de son jeu, de ce que je voyais de l’ex­té­rieur. Ce qui rend la chose facile, avec Novak, c’est qu’on a la même menta­lité, la « menta­lité des Balkans ». Croates et Serbes, c’est la même chose. Surtout, et c’est très impor­tant, c’est la même langue. Si je devais m’ex­pli­quer en anglais avec lui, il y aurait deux problèmes : la perte de temps et surtout la perte de préci­sion dans les mots », a déclaré l’en­traî­neur natif de Split. 

« Il veut se coucher meilleur qu’il ne s’est levé »

Interrogé sur la soif de gagner du numéro 2 mondial, Ivanisevic est parfois obligé de le calmer : « Pour moi, c’est un honneur de travailler avec quel­qu’un comme lui. Comme coach, c’est génial. Novak veut tout le temps apprendre, il écoute atten­ti­ve­ment, il pose des ques­tions, il veut se coucher meilleur qu’il ne s’est levé. Il demande toujours plus, plus, plus. Parfois, il faut l’ar­rêter : « Hey, mec, tu es numéro 1, qu’est‐ce que tu veux de plus ? » Mais il sait que, à côté de lui, les autres progressent aussi tous les jours et tapent à la porte. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.