Jamie Murray (frère d’Andy) inter­pelle l’ATP : « Quand ils publient une vidéo d’une défense dingue d’Alcaraz, un coup droit gagnant trois mètres derrière la ligne de fond, ça te donne envie de regarder des matchs. Mais la réalité, c’est que le nombre d’échanges moyens en simple, c’est entre trois et quatre frappes »

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« On est à la rue sur les réseaux sociaux », a lâché Jamie Murray qui regrette le manque de promo­tion du double par l’ATP. Dans des propos accordés à L’Equipe, l’an­cien numéro 1 mondial en double, aujourd’hui 25e, a défendu son gagne‐pain. 

« Le marke­ting est essen­tiel. Beaucoup de gens consomment du tennis sur les réseaux sociaux, en regar­dant des résumés de match, etc. Par exemple, quand ils publient une vidéo d’un point excep­tionnel en simple, une défense dingue d’Alcaraz, un coup droit gagnant trois mètres derrière la ligne de fond, eh bien ça te donne envie de regarder des matches de tennis. Mais la réalité, c’est que le nombre d’échanges moyens en simple, c’est entre trois et quatre frappes. Il y a peu de longs rallyes, le jeu est toujours dominé par le ‘service + 1’. Les gens ont tendance à penser qu’il y a beau­coup plus d’ac­tions en simple qu’en double. J’ai récu­péré des données, en moyenne, les échanges en simple sont plus longs qu’en double de 0,7 ou 0,8 frappe. Ce n’est rien ! »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.