« Jannik Sinner a‑t‐il commis une erreur dans sa program­ma­tion ? Il aurait peut‐être pu faire l’im­passe sur l’un de ces deux tour­nois », estime Corrado Barazzutti

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Après avoir fait part de son inquié­tude concer­nant la gestion du cas Jannik Sinner, dont la bles­sure au genou reste assez mysté­rieuse, l’an­cien 7e joueur mondial et vain­queur de la Coupe Davis en 1976, Corrado Barazzutti, a cette fois évoqué le calen­drier et l’im­pact de la nouvelle formule des Masters 1000 sur la santé des joueurs.

Et s’il n’a pas envie de lui jeter la pierre, l’ex‐entraîneur de Lorenzo Musetti a avoué du bout des lèvres que le numéro 1 mondial aurait peut‐être dû lever le pied lors de la saison sur terre battue, où il a tout raflé avant son énorme défaillance à Roland‐Garros. 

« Je ne parle­rais pas tant du nombre de matchs que du fait que le calen­drier est, à un certain moment, surchargé. Les Masters 1000, qui sont au nombre de neuf, ont exigé, pour des raisons finan­cières, de durer deux semaines au lieu d’une, ce qui a allongé les délais et saturé encore davan­tage le calen­drier. Prenons l’enchaînement Monte‐Carlo‐Madrid‐Rome‐Paris : à l’exception de Monaco, les autres tour­nois durent deux semaines. Ils ont voulu « imiter » les tour­nois du Grand Chelem, et voilà les consé­quences. Ceux qui vont jusqu’au bout de ces enchaî­ne­ments n’ont pas le temps de se reposer, de s’entraîner, de récu­pérer. Et cela peut entraîner des bles­sures. Cette année, Jannik a disputé tous les Masters 1 000 auxquels il pouvait parti­ciper au prin­temps, en allant toujours jusqu’au bout. Ce qui s’est passé à Roland‐Garros était certes un cas à part, mais il y est arrivé avec de nombreux matchs dans les jambes. A‑t‐il commis une erreur de program­ma­tion ? Il aurait peut‐être pu se permettre de faire l’impasse sur Madrid ou Rome », a déclaré Barazzutti chez nos confrères de Tuttosport.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.