Jannik Sinner : « Si je pouvais effacer un jour de ma vie, ce ne serait pas ma défaite contre Alcaraz à Roland‐Garros ou celle contre Djokovic à l’Open d’Australie. Mais le jour où j’ai quitté la maison à 13 ans »

Forfait pour la fin de saison 2026 à cause d’une bles­sure au genou, Jannik Sinner s’est livré comme rare­ment dans une récente intr­view publiée par le quoti­dien italien, Repubblica.

Après avoir évoqué son absence loin des courts et sa riva­lité avec Carlos Alcaraz, l’ac­tuel numéro 1 mondial a révélé le moment qu’il aime­rait effacer de sa mémoire. Et c’est assez émou­vant. Extraits. 

Si tu pouvais effacer un jour de ta vie, ne plus jamais le revivre.
« Ce ne serait pas un moment sportif, ni la défaite en finale contre Alcaraz à Paris en 2025, ni celle en demi‐finale contre Djokovic à Melbourne en début d’année. »

Pas de balle de match ?
« Ce n’est pas quelque chose qui s’est passé sur le court. »

Courage.
« J’aimerais effacer ce que j’ai ressenti le jour où j’ai quitté la maison. La douleur que j’ai éprouvée à 13 ans et demi, à Milan, lorsque j’ai dit au revoir à mon père parce que nos chemins se sépa­raient et qu’un lien se rompait. Nous nous quit­tions, je pleu­rais à cause de cette rupture, mais lui aussi. Je me passe­rais bien de ce jour‐là, c’était une émotion trop forte. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.