« Je comprends que Tsitsipas ait été contrarié par les propos d’Ivanisevic, mais revenir avec son père, avec qui il stagne depuis très long­temps et avec qui il a lui‐même reconnu qu’il ne faisait que se disputer, est une déci­sion diffi­cile à comprendre », affirme José Moron

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Stefanos Tsitsipas a mis fin à sa colla­bo­ra­tion avec Goran Ivanisevic, qui l’en­traî­nait depuis même pas deux mois. Une déci­sion diffi­ci­le­ment compré­hen­sible selon le jour­na­liste espa­gnol et rédac­teur en chef de Punto de Break, José Moron. 

« Vu de l’ex­té­rieur, l’en­vi­ron­ne­ment de Tsitsipas semble extrê­me­ment pollué et toxique. En juin, il a déclaré qu’il aurait aimé engager Goran plus tôt et qu’il avait commis une erreur en travaillant aussi long­temps avec son père. En l’es­pace d’un mois, il s’est séparé d’Ivanisevic et est retourné avec son père. On ne comprend rien. D’accord, Goran a peut‐être eu tort de rendre publique la mauvaise passe que traver­sait Stefanos (je l’au­rais dit en privé), mais si Stefanos veut progresser et corriger ce qui ne va pas dans son jeu, revenir à la case départ ne semble pas être la solu­tion idéale. Je comprends qu’il ait été contrarié par les propos de Goran, mais le Croate a souligné plusieurs points à améliorer dans son jeu. Revenir avec son père, avec qui il stagne depuis très long­temps et avec qui il a lui‐même reconnu qu’il ne faisait que se disputer et ne travaillait pas, est une déci­sion diffi­cile à comprendre. À moins d’un revi­re­ment très surpre­nant, Stefanos conti­nuera à se heurter au même mur pendant encore un certain temps. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.