« Je serais très surpris de voir Carlos Alcaraz à l’US Open. Pourquoi le replonger dans ce qui pour­rait être le tournoi le plus diffi­cile de l’année ? »

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Carlos Alcaraz sera‐t‐il prêt pour l’US Open ? Et surtout, prendra‐t‐il le risque de jouer le dernier Grand Chelem sans avoir disputé de match offi­ciel depuis avril dernier ? Ce sont les ques­tions que tout le monde se pose dans le monde du tennis. 

Pour Stephen Smith, fonda­teur et PDG de Kitman Labs, leader mondial des sciences du sport et de l’analyse de la perfor­mance, la réponse est non. 

« Je pense que l’US Open cumule presque tous les risques pour la santé à la fois : chaleur et humi­dité extrêmes à New York, la surface la plus dure du circuit, des matchs au meilleur des cinq sets pouvant durer quatre ou cinq heures. Pour toute personne souf­frant d’un problème au niveau des tissus mous ou des os, la surface de ce tournoi offre la protec­tion la plus faible de tous les tour­nois du Grand Chelem. Vu la patience dont ils ont fait preuve, je serais très surpris de le voir à l’US Open. Si l’on adopte cette approche patiente et que l’on progresse petit à petit, pour­quoi replonger quelqu’un dans ce qui pour­rait être l’épreuve la plus diffi­cile de l’année ? Il va de soi que l’on souhaite que la reprise se fasse de manière progres­sive », a déclaré l’ex­pert, inter­rogé par Tennis365.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.