« Je suis un peu inquiet pour Alcaraz. Quand t’as tout gagné à 22 ans, que t’as acheté ton yacht à 9 millions d’euros, et que la seule chose qu’il te reste est de chasser le record de 24 Grand Chelems de Djokovic, comment trouves‐tu la moti­va­tion pour retourner au combat ? »

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Alors que la bles­sure au poignet de Carlos Alcaraz semble tota­le­ment guérie et que son retour sur les courts se précise de plus en plus, certains obser­va­teurs se demandent dans quel état d’es­prit sera l’Espagnol après quatre mois sans compétition.

C’est notam­ment le sens de la décla­ra­tion de celui qui gère le compte, Service Volée, et qui s’ex­prime régu­liè­re­ment dans l’émis­sion « Sans Filet » sur Winamax TV.

« Que vous soyez fan de Sinner ou d’un autre joueur, vous devez recon­naître une chose. Carlos Alcaraz est le joueur le plus impor­tant du circuit en ce moment. Il n’y a zéro débat. Mettez vos émotions de côté et regardez les faits en face. C’est le joueur majeur de sa géné­ra­tion, parce que personne n’a sa magie, sa créa­ti­vité, personne ne joue avec un tel sourire et personne ne fait autant rêver les foules sur un court de tennis. Ce mec, c’est le Federer de sa géné­ra­tion. Et je pense qu’on s’en est rendu compte encore plus pendant son absence. Ça fait main­te­nant 3 mois qu’Alcaraz s’est blessé au poignet et j’ai l’impression qu’on est entré dans une faille spatio‐temporelle. Zverev a gagné un Grand Chelem, Tomic a battu Khachanov à Los Cabos, et même Sinner, son prin­cipal rival, chaque fois qu’on lui met un micro, il dit qu’Alcaraz lui manque terri­ble­ment. Le retour d’Alcaraz a quand même l’air d’être pour bientôt. On l’a vu taper la balle cette semaine. Mais je dois avouer que je suis encore un peu inquiet, parce que quand t’as tout gagné à 22 ans, que t’as acheté ton yacht à 9 millions d’euros, et que la seule chose qu’il te reste c’est de chasser le record de Novak Djokovic de 24 Grand Chelems… comment tu trouves la moti­va­tion au fond du bide pour retourner au combat ? Et est‐ce que ton corps, surtout, qui a déjà subi une quin­zaine de bles­sures depuis le début de ta carrière, ne va pas encore lâcher ? Alors les amis, prions ces prochaines semaines pour un retour fracas­sant et durable, parce que le tennis sans Alcaraz, on se fait un tout petit peu chier quand même. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.