« Je vais trahir ma patrie mais Stan Wawrinka m’a beau­coup plus fait vibrer que Gaël Monfils, alors qu’il n’y avait pas une grande diffé­rence de talent tennis­tique pur entre les deux »

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Si Gaël Monfils a mis un terme à sa carrière sans disputer les derniers tour­nois prévus à Paris et à Lyon, Stan Wawrinka s’apprête, lui, à faire ses adieux au tennis profes­sionnel à Bâle, où il dispute cette semaine son ultime tournoi.

Dans son émis­sion Stephen Brunch, sur RMC, l’ancien basket­teur et passionné de tennis Stephen Brun a livré une compa­raison entre les deux hommes. Il affirme que le Suisse, triple lauréat en Grand Chelem, qui lui a procuré le plus d’émotions.

« Pour une fois, je vais trahir ma patrie… Stan Wawrinka m’a beau­coup plus fait vibrer que Gaël Monfils. Les seules défaites de Roger Federer que j’acceptais, c’était contre Wawrinka. Il a fait des choses excep­tion­nelles dans la plus grande ère du tennis avec les trois mutants. Son titre à Roland‐Garros en 2015 est mythique, déjà par sa tenue vesti­men­taire avec ce short immonde à carreaux, qui est devenu iconique. Je pense aussi à ses matchs épiques contre Novak Djokovic. C’est peut‐être le plus beau revers à une main devant Roger Federer et Richard Gasquet… Gaël Monfils, c’est les émotions, mais trop d’émotions posi­tives et néga­tives. Il m’a emmené très haut mais aussi très bas dans les décep­tions. Gaël n’a pas réussi ce que Stan a réussi à faire, alors qu’il n’y avait pas une grande diffé­rence raquette en main sur le talent pur tennis­tique entre les deux. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.