Jimmy Connors : « Il faut que certains joueurs commencent sérieu­se­ment à se dire : ‘Il est temps que ma carrière ne soit pas jugée sur mon compte en banque, mais sur les tour­nois que je remporte et les tour­nois du Grand Chelem’ »

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Depuis qu’il a lancé il y a quelques mois son podcast, Advantage Connors, aux côtés de son fils, Brett, Jimmy Connors n’hé­site surtout pas à dire ce qu’il pense. 

Exprimant ses réflexions à propos de la grosse baisse de régime du tennis améri­cain depuis déjà plusieurs années, l’an­cien numéro un mondial estime notam­ment que l’at­ten­tion a été trop portée vers les joueurs étrangers. 

« Le tennis aux États‐Unis, pendant 35 à 40 ans, c’était « ça » (les victoires ndlr). Depuis ma géné­ra­tion, avec moi‐même… et puis McEnroe et puis Sampras et Agassi, Courier et Chang. Pour finir avec Andy Roddick, lors­qu’il a remporté l’US Open, il a été le dernier Américain à gagner un Grand Chelem (en 2003 à l’US Open, ndlr). Mais tout d’un coup, on commence à construire ces grands stades à New‐York. Je vais peut‐être me faire taper sur les doigts pour ça et je m’en fiche, mais on a commencé à mettre en valeur les talents étran­gers. C’est très bien, mais il faut que certains joueurs commencent sérieu­se­ment à faire un pas en avant et à se dire : ‘Il est temps que ma carrière ne soit pas jugée sur mon compte en banque, mais sur les tour­nois que je remporte et les tour­nois du Grand Chelem’. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.