Jo‐Wilfried Tsonga : « Le fait de ne pas bien parler anglais a été un frein dans ma carrière. Je l’ai mal vécu parce que je ne me suis pas ouvert au monde qui m’entourait »

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Récemment invité de la chaîne Youtube de Kevin Ferreira, Jo‐Wilfried Tsonga s’est confié avec beau­coup de sincé­rité sur sa carrière de joueur de tennis professionnel.

Après avoir raconté une anec­dote concer­nant une propo­si­tion à 1 million de dollars et donné son avis sur le fait d’être tombé dans la même géné­ra­tion que Federer, Nadal, Djokovic et Murray, l’an­cien 5e mondial a évoqué l’un des prin­ci­paux regrets de sa carrière. 

« Qu’est‐ce que j’au­rais pu mieux faire ? Parler anglais. Pour bien vivre le circuit et pour avoir l’im­pres­sion d’être encore plus chez moi partout. Cela a été pour moi un peu un frein. J’ai telle­ment mal parlé au départ que même si aujourd’hui je sais parler et je peux avoir une discus­sion, je ne suis pas à l’aise. Je sens que ce n’est pas naturel chez moi, que je dois faire des efforts de concen­tra­tion, de pronon­cia­tion et, pour moi, c’est dur. Je l’ai mal vécu parce que je ne me suis pas ouvert au monde qui m’en­tou­rait. À un moment donné, j’au­rais dû aller vers les entraî­neurs étran­gers pour savoir ce qu’ils pensaient, et je l’ai fait trop tard. J’avais ma culture fran­çaise et j’ai pris tout ce que je pouvais mais chez les étran­gers, je n’ai pas tout pris. J’ai eu un entraî­neur austra­lien (Roger Rasheed), un entraî­neur espa­gnol (Sergi Bruguera), donc j’ai appris plein de choses, mais j’au­rais pu en apprendre encore plus d’autres personnes. Cela m’aura manqué. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.