« Joao Fonseca n’est vrai­ment pas dans une situa­tion facile en ce moment. Il a une pancarte dans le dos », estime Frédéric Verdier

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Invité dans l’émis­sion « Sans Filet » sur Winamax TV, le jour­na­liste Frédéric Verdier s’est attaqué au cas Joao Fonseca, qui s’est incliné dès son entrée en lice sur l’ATP 250 de Buenos Aires où il était tenant du titre.

Un deuxième revers en autant de matchs en 2026 pour la pépite brési­lienne qui doit composer à seule­ment 19 ans avec la forte pres­sion popu­laire de son pays. 

« Le truc qu’il y a, c’est que main­te­nant, il y a un delta trop impor­tant entre les attentes énormes qui l’ont fait naître, notam­ment parce qu’il est Brésilien et on parle d’un bassin de popu­la­tion colossal. Et pas seule­ment de popu­la­tions… Les Chinois, par exemple, quand Li Na arrive, ils sont contents mais pas non plus hysté­riques. Là, chaque Brésilien quasi­ment est fan sport, de foot en numéro 1, mais quand il y avait Guga, ils étaient comme des dingues, et là avec Fonseca, ils ne demandent qu’à être comme des dingues. Donc tout le monde l’at­tend, on se dit le gars a 18 piges, il est déjà top 30, c’est fabu­leux. C’était peut‐être lui le chaînon manquants, le troi­sième larron (derrière Alcaraz et Sinner). On va un peu vite en besogne parce qu’il n’a rien gagné, excepté Bâle, ce qui est magni­fique, et Buenos Aires. Mais il n’a rien gagné de vrai­ment consé­quent pour qu’on puisse permettre de dire, ‘voilà un gars qu’il faut vrai­ment suivre derrière les deux masto­dontes’. Donc il y a une espèce de d’at­tente trop impor­tante. Les joueurs aussi main­te­nant, comme il a la pancarte sur le dos, les joueurs l’at­tendent et préparent ce match peut‐être plus sérieu­se­ment encore avec leur staff que sur des joueurs lambda. Ils savent ou ils apprennent comment le jouer. Et Fonseca, lui, a tendance à être un petit peu sur le recu­loir alors que, souvenez‐vous, le match contre Rublev en Australie l’an dernier, il lâche ses coups, il lui met trois sets, il est mons­trueux. C’est pour ça que je pense qu’il n’est vrai­ment pas dans une situa­tion facile en ce moment. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.