John McEnroe sur son désac­cord profond avec Borg : « J’ai souvent discuté de cela avec Bjorn. Il me disait : ‘Écoute, si tu n’es pas numéro 1 mondial, quelle diffé­rence cela fait‐il d’être 2e ou 100e mondial ? Je lui répon­dais : ‘Eh bien, être 2e est bien mieux qu’être 100e’ »

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Récemment inter­rogé par le site média de l’ATP en marge d’un match exhi­bi­tion en double disputé à Dallas, John McEnroe est revenu sur l’im­por­tance du clas­se­ment dans le tennis. 

Et à ce propos, il a révélé un désac­cord profond, presque philo­so­phique, avec son ancien rival, Bjorn Borg. 

« J’appréciais déjà à l’époque le fait d’être numéro 1 mondial, mais j’ap­pré­ciais aussi être numéro 2. J’ai souvent discuté de cela avec Bjorn. Il me disait : « Écoute, si tu n’es pas n° 1, quelle diffé­rence cela fait‐il d’être n° 2 ou n° 100 ? Je lui répon­dais : « Eh bien, être n° 2 est bien mieux qu’être n° 100 ». Tout dépend donc de la façon dont on voit les choses. Pour moi, il y a beau­coup de gens qui essaient de faire leur travail. Donc, si tu as donné le meilleur de toi‐même et que tu es 5e ou 50e mondial, peu importe, tu dois être fier de cela plutôt que de te dire : « OK, je suis n° 1, donc je dois me comporter d’une certaine manière ». Pour moi, en fin de compte, je pense que pouvoir dire que pendant trois ou quatre ans, j’ai été le meilleur, puis que pendant d’autres années, j’ai été l’un des deux ou trois meilleurs, c’est plus grati­fiant à mesure que l’on vieillit. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.