Juan Carlos Ferrero, ex‐coach d’Alcaraz : « Les gens se deman­daient si Carlos allait remporter plus de Grands Chelems que Rafael Nadal, alors qu’il débu­tait et n’en avait encore remporté aucun. C’était comme un lourd fardeau à porter »

Lors d’une grande inter­view accordée au média espa­gnol AS, Juan Carlos Ferrero, ex‐numéro 1 mondial, vain­queur de Roland‐Garros 2003, et entraî­neur de Carlos Alcaraz jusqu’à leur sépa­ra­tion surprise en décembre dernier, a expliqué comment son ancien joueur avait vécu les compa­rai­sons avec Rafael Nadal. 

« Rafa a toujours été un exemple, non seule­ment pour Carlos, mais pour nous tous. On voit cette soif de dépas­se­ment de soi, de combat, d’engagement et de ne jamais aban­donner. Toutes ces valeurs qu’incarne un sportif comme lui peuvent être trans­mises à d’autres joueurs en pleine ascen­sion. À cet égard, l’un des modèles que Carlos devait suivre à tout moment, c’était Rafa. On ne pouvait pas contrôler les compa­rai­sons. On savait qu’elles exis­taient et qu’elles étaient une source de fierté absolue. Nous essayions d’alléger un peu la pres­sion pour que Carlos se sente le mieux possible et puisse tracer son propre chemin. Le fait de le comparer constam­ment à l’un des plus grands de l’histoire complique les choses. Les gens se deman­daient s’il allait remporter plus de tour­nois du Grand Chelem que Rafa, alors que Carlos débu­tait et n’en avait encore remporté aucun. Cela semblait très loin­tain et c’était comme un lourd fardeau à porter. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.