Kokkinakis : « J’ai parlé au médecin de Nadal qui ne savait pas vrai­ment ce qui se passait. Et j’ai aujourd’hui un tendon d’Achille d’une personne décédée dans mon bras »

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Tennis - Australian Open 2023 -

Après un an d’absence, Thanasi Kokkinakis a marqué son retour en s’imposant en double aux côtés de son ami Nick Kyrgios dès le premier tour du tournoi de Brisbane.

Désormais 454e mondial, l’Australien de 29 ans a livré un témoi­gnage saisis­sant sur le long calvaire lié à sa blessure.

« Ce que j’ai vécu au cours des 12 derniers mois est fou : j’ai consulté de nombreux chirur­giens, de nombreux méde­cins, j’ai parlé au médecin de Rafa et lui‐même ne savait pas vrai­ment ce qui se passait. C’était assez fou. Aucun kiné­si­thé­ra­peute ou médecin que j’ai consulté n’était vrai­ment à l’aise et sûr de la bonne marche à suivre. Mais je ne voulais plus conti­nuer comme avant. Je jouais un match, parfois je faisais une grosse victoire, et ensuite mon bras était détruit pour les tours suivants. J’ai litté­ra­le­ment coupé la moitié de mon pectoral. Je jouais avec une cica­trice fibreuse depuis cinq ans. Beaucoup de chirur­giens ne voulaient pas opérer, ils disaient que c’était trop risqué, que ça n’avait jamais été fait au tennis. J’ai aujourd’hui un tendon d’Achille d’une personne décédée dans mon bras pour ratta­cher mon pectoral à mon épaule. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.