La déci­sion dérou­tante de Sinner moins de trois mois après la fin de sa suspension

406

Après s’être séparé, avant Wimbledon, de son prépa­ra­teur physique Marco Panichi et de son kiné­si­thé­ra­peute Ulises Badio, Jannik Sinner devait réor­ga­niser son équipe autour de ses deux entraî­neurs, Simone Vagnozzi et Darren Cahill.

Et alors qu’il avait déjà opéré un grand ménage dans son entou­rage à l’époque de l’affaire des deux contrôles anti­do­page posi­tifs, écar­tant notam­ment son physio­thé­ra­peute Giacomo Naldi et son prépa­ra­teur physique Umberto Ferrara, le numéro 1 mondial a choisi de réin­té­grer ce dernier.

Dans un commu­niqué relayé par Ubitennis, l’équipe de Sinner justifie cette déci­sion : « Jannik Sinner a renommé Umberto Ferrara comme prépa­ra­teur physique avec effet immé­diat. Cette déci­sion a été prise en accord avec le mana­ge­ment de Jannik dans le cadre de la prépa­ra­tion en cours pour les prochains tour­nois, notam­ment Cincinnati et l’US Open. Umberto a joué un rôle impor­tant dans l’évo­lu­tion de Jannik et son retour reflète une volonté renou­velée de privi­lé­gier la conti­nuité et la perfor­mance au plus haut niveau. »

Une déci­sion qui inter­roge, alors que Sinner est revenu sur le circuit début mai, après trois mois de suspension.

En avril dernier, dans une inter­view accordée à La Gazzetta dello Sport, Umberto Ferrara s’était exprimé sur les faits : « J’étais parfai­te­ment conscient de l’interdiction de ce spray, j’avais prévenu le kiné. Je ne l’ai pas confié à Naldi, je lui ai suggéré de l’utiliser pour soigner une coupure qui ne cica­tri­sait pas et qui compli­quait son travail. J’ai été très clair en lui commu­ni­quant la nature de ce produit et la néces­sité qu’il ne devait en aucun cas entrer en contact avec Jannik. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.