« La décla­ra­tion de Djokovic est dange­reuse. J’ai l’im­pres­sion qu’il n’en a plus rien à foutre. Cela n’a aucun sens de dire un truc pareil »

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« Il faut changer le format du score, jouer jusqu’à quatre jeux par set, si possible sans avan­tage. Il faut garder le format en cinq sets mais main­tenir les matchs dans une fenêtre de deux heures. C’est mieux pour tout le monde ».

Cette décla­ra­tion signée Novak Djokovic n’a pas manqué de faire réagir, notam­ment auprès de ses propres fans, qui ont exprimé en masse leur désac­cord malgré l’amour qu’ils portent à leur idole.

Invité à réagir à cette prise de parole surpre­nante de la part de l’homme aux 24 tour­nois du Grand Chelem, celui qui possède le compte « Service Volée » sur Twitter n’a pas mâché ses mots tout en expli­quant que le Serbe en rajou­tait volontairement. 

« Pour moi, cette décla­ra­tion en dange­reuse, venant d’un joueur comme Novak, mais il y a aussi un petit peu de cynisme de sa part parce qu’il a telle­ment lutté pour pouvoir main­tenir les Masters 1000 sur une semaine que j’ai l’im­pres­sion qu’il n’en a plus rien à foutre. Il est en fin de carrière, il se dit qu’il va envoyer des petites piques à droite et à gauche. Mais c’est aussi une pierre dans le jardin d’Andrea Gaudenzi (le direc­teur de l’ATP, ndlr) qui, depuis qu’il est à la tête du tennis, a métho­di­que­ment détruit ce sport et foutu en l’air le calen­drier, a mis des Masters 1000 sur 12 jours qui n’ont aucun sens. Quand j’ai un Novak comme cela qui me dit, ‘quatre jeux par set’, on voit bien que c’est une petite pique. Je ne sais pas, j’ai du mal à croire que ce gars‐là soit fonda­men­ta­le­ment convaincu qu’il faut passer sur un format hyper court, comme l’ATP Next Gen ou l’UTS. Ce n’est pas possible. La règle de l’avan­tage et les six jeux, c’est l’es­sence même du tennis, et du tennis de Novak en plus. Cela n’a aucun sens de dire un truc pareil. Mais, en même temps, il le dit parce qu’il est désabusé. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.