La théorie fumeuse de Roddick sur Ferrero pour se venger d’Alcaraz : « Juan Carlos se dit : ‘Quel joueur ai‐je à ma dispo­si­tion pour essayer de battre celui qui m’a viré ?’ Et Shelton est certai­ne­ment l’une des meilleures options possibles »

On a quand même du mal à suivre le raison­ne­ment d’Andy Roddick. 

Même si Juan Carlos Ferrero n’a jamais caché avoir été parti­cu­liè­re­ment touché par la sépa­ra­tion soudaine avec Carlos Alcaraz, en décembre 2025, on l’ima­gine mal accepter de prendre sous son aile Ben Shelton pour se venger de l’Espagnol.

C’est pour­tant la théorie énoncée par l’an­cien numéro 1 mondial dans le dernier épisode de son podcast, Served.

« Si vous vous mettez à la place de Juan Carlos Ferrero, à ce stade de sa carrière, seuls certains projets peuvent véri­ta­ble­ment le motiver. L’un d’eux est d’aider un joueur à remporter son premier Grand Chelem. On parle d’un joueur qui a déjà disputé une finale de Grand Chelem, atteint plusieurs demi‐finales, possède une puis­sance extra­or­di­naire et, de surcroît, a réussi à battre votre ancien joueur dans un tournoi majeur cette année. Certes, Alcaraz reve­nait de bles­sure et il faut tenir compte de certaines circons­tances, mais les faits sont là. Le défi est de taille. Il y a deux véri­tables monstres sur le circuit. Deux joueurs que Juan Carlos connaît parfai­te­ment : Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. Pour remporter les grands titres, il devra les vaincre. Mais on ne devient pas cham­pion de Roland‐Garros et numéro un mondial sans une bonne dose de fierté et d’am­bi­tion. Ferrero se dit peut‐être : « Quel joueur ai‐je à ma dispo­si­tion pour essayer de battre celui qui m’a viré ? » Et Shelton est certai­ne­ment l’une des meilleures options possibles. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.