Le constat impi­toyable de Djokovic : « On pour­rait croire publi­que­ment qu’il existe un certain pouvoir grâce à l’élec­tion d’un repré­sen­tant des joueurs, mais ensuite, il y a un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, toute la struc­ture est conçue de telle sorte que les joueurs ne peuvent tout simple­ment pas obtenir ce qu’ils veulent »

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Lors de son média day, Novak a tout de suite été inter­rogé sur le mouve­ment autour de l’idée d’un boycott. Le Serbe qui a roulé sa bosse et qui a tout entre­pris pour changer les choses a expliqué qu’il soute­nait la démarche de ses collègues tout en dres­sant un bilan amer de ce qu’il a vécu.

« Il faut aussi souli­gner que le mono­pole qui règne dans notre sport est très fort. Si l’on remonte à la créa­tion de l’ATP, par exemple, au début des années 90 ou à la fin des années 80, le tennis a beau­coup évolué, mais certains aspects de sa struc­ture sont restés inchangés. Les joueurs au sein du conseil des joueurs n’ont abso­lu­ment aucun pouvoir. J’en ai fait l’ex­pé­rience. J’ai été président du conseil pendant de nombreuses années. On pour­rait croire publi­que­ment qu’il existe un certain pouvoir grâce à l’élec­tion d’un repré­sen­tant des joueurs, mais ensuite, il y a un conseil d’ad­mi­nis­tra­tion ; toute la struc­ture est conçue de telle sorte que les joueurs ne peuvent tout simple­ment pas obtenir ce qu’ils veulent. C’est pour­quoi les meilleurs joueurs se réunissent et tentent de négo­cier direc­te­ment avec les grands noms du chelem, ce qui me semble être la bonne solu­tion. Il faut essayer de trouver des moyens d’y trouver son compte »

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.