Le constat inquié­tant d’un ancien Top 10 sur Djokovic : « Le mental commence à fléchir quand, physi­que­ment, on sent que son corps ne réagit plus de la même manière »

532

Fraîchement retraité des courts après une très belle carrière, Roberto Bautista Agut a accordé une longue inter­view à la Radio Nacional de España où il a été inyter­rogé sur se nombreux sujets. Parmi eux, la récente et reten­tis­sante élimi­na­tion de Novak Djokovic dès le premier tour de l’US Open. 

Et pour l’an­cien joueur espa­gnol, qui connaît très bien le Serbe pour l’avoir affronté à 12 reprises (9−3 pour Djokovic), les signes envoyés ne sont pas très rassurants. 

« Je pense que le mental commence à fléchir quand, physi­que­ment, on sent que son corps ne réagit plus de la même manière. Quand j’ai commencé à sentir que mon corps n’était plus le même, les doutes ont commencé à surgir. Ces doutes ont égale­ment une influence sur le court de tennis et dans les moments impor­tants. C’est cette diffé­rence entre gagner trois ou quatre points de plus ou en perdre trois ou quatre qui peut faire la diffé­rence entre gagner ou perdre un match. J’ai l’impression que Novak traverse un peu cette situa­tion. Ces derniers temps, on le voit un peu plus, entre guille­mets, vulné­rable physi­que­ment, et je pense que ces doutes l’affectent sur le court et aussi sur le plan tech­nique. L’US Open est un tournoi très exigeant, voire le plus exigeant. L’humidité y est très élevée, et je pour­rais te montrer une photo de Novak Djokovic datant d’il y a 15 ans où il est prati­que­ment dans le même état. Que se passe‐t‐il ? Avant, il récu­pé­rait, surmon­tait ces moments diffi­ciles, rempor­tait le match et, le lende­main, il récu­pé­rait à nouveau. Aujourd’hui, il a plus de mal à surmonter ces situa­tions, mais c’est logique et normal à 38 ou 39 ans. Le corps ne récu­père plus de la même manière, même si on se prépare autant que possible. Comme je l’ai déjà dit, je me prépa­rais même davan­tage qu’avant. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.