Le coup de gueule de Marion Bartoli au sujet d’Arthur Fils : « Il fera une demie ou une finale à Roland‐Garros, et peut‐être même qu’il gagnera ce tournoi un jour mais laissez lui le temps s’il vous plaît ! »

« J’avoue que je suis un peu dubi­tatif. On nous parle d’un joueur fantas­tique mais il ne gagne pas de point en Grand Chelem. Dès qu’il y a un tournoi en France, il est absent. Il a 22 ans, c’est notre cham­pion en devenir, j’ai quand même des inquié­tudes pour le tennis fran­çais. Je suis inquiet moi. Il a du talent, il est jeune, 7e mondial, mais il n’ar­rive pas à enchaîner deux matchs en France », a insisté l’an­cien cycliste et diri­geant d’équipe, Marc Madiot, dans les Grandes Gueules du Sport sur RMC dimanche. 

Heureusement, la lauréate de Wimbledon 2013, Marion Bartoli, était présente pour prendre la défense d’Arthur Fils et remettre les pendules à l’heure. Elle a notam­ment expliqué à quelle point la saison de son jeune compa­triote était impres­sion­nante après une absence aussi longue pour cause de blessure. 

« Il n’a pas joué l’Open d’Australie et Roland‐Garros car il était blessé, donc il est sur deux Grands Chelems cette saison. Deux Grands Chelems, il bat Collignon à Wimbledon, il perd au deuxième tour sur Berrettini, qui a quand même fait finale de Wimbledon aupa­ra­vant, je te rappelle. Et au premier tour de l’US Open, c’est sa réelle grosse décep­tion, puis­qu’il perd sur Tsitsipas, alors qu’il sortait effec­ti­ve­ment d’un Masters 1000 remporté à Cincinnati. C’est un joueur qui, aujourd’hui, est en capa­cité d’aller chal­lenger un top 10 à n’im­porte quel moment. C’est pour ça qu’il est 7e à la Race. Revenir, être 7e à la Race aujourd’hui, avec le niveau de l’ATP, quand tu sors de sept mois de bles­sure, c’est un exploit qui est énorme et qui est colossal. Donc moi, j’en ai marre systé­ma­ti­que­ment de faire du bashing en disant : ‘il ne gagne pas Roland, donc c’est un peintre’ ou ‘il joue pas en France, donc c’est un peintre.’ C’est bon ! Ne t’in­quiète pas, il va faire une demie à Roland, une finale ou il va gagner ce tournoi ! Laissez lui le temps s’il vous plaît ! Il a gagné Barcelone, c’est un joueur fantas­tique quand il est à son meilleur niveau. Tout le monde déteste jouer contre lui. Il me rappelle Jo dans beau­coup d’éléments. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.