Le docteur de Mondenard en remet une couche sur le cas Sinner : « A ce jour, l’AMA n’a aucun moyen scien­ti­fique de distin­guer le tricheur du conta­miné trans­der­mique. Elle gobe les expli­ca­tions hasar­deuses, voire fumeuses et ne sanc­tionne les stars qu’à minima »

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Tennis : Roland Garros 2024 - France -

Spécialiste du dopage dans le sport de haut niveau, le docteur fran­çais, Jean‐Pierre de Mondenard, s’est déjà exprimé plusieurs fois sur l’af­faire Sinner. Et alors que le numéro 1 mondial purge actuel­le­ment une suspen­sion de trois mois, suite à un accord trouvé avec l’Agence mondiale anti­do­page (AMA), le médecin a réci­divé sur le réseau social X. 

« A ce jour, l’AMA n’a aucun moyen scien­ti­fique de distin­guer le tricheur du conta­miné trans­der­mique. C’est la seule présence du clos­tébol même à des traces infimes qui montre que le sportif a trans­gressé les règles anti­do­page. De nos jours, les spor­tifs pros sont équipés en étant connectés de partout pour relever leurs para­mètres urinaires, tempé­ra­ture du corps, capteurs de glycémie, fréquence cardiaque et tous les matins ils urinent pour véri­fier par une bande­lette leur hydra­ta­tion. En revanche, ils seraient inca­pables de lire un picto­gramme doping cerclé de rouge sur les médocs qu’ils utilisent lais­sant ce soin à un staff peu profes­sionnel. L’AMA gobe ces expli­ca­tions hasar­deuses, voire fumeuses et ne sanc­tionne les stars qu’à minima. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.