Le gros aveu de Rafael Nadal, retraité depuis un mois : « Je n’ai plus de mal à le dire aujourd’hui… Il y a eu une période il y a quelques années où j’ai eu des diffi­cultés à contrôler ma respi­ra­tion et donc à jouer au plus haut niveau. J’ai envi­sagé de faire une pause complète dans le tennis »

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Quelques semaines après avoir mis un terme à sa carrière de joueur de tennis, Rafael Nadal a décidé de se confier dans une longue lettre rédigée pour l’un de ses plus fidèles spon­sors, le construc­teur auto­mo­bile coréen Kia.

Après avoir évoqué son héri­tage en révé­lant ce qu’il voudrait que l’on retienne de lui, et dévoilé l’un des plus précieux conseils donnés par son oncle (Toni), l’homme aux 14 Roland‐Garros s’est confié sur son anxiété parfois diffi­cile à contrôler. 

« Pendant la majeure partie de ma carrière, j’ai réussi à contrôler ces émotions. À une excep­tion près. Il y a quelques années, j’ai traversé une période très diffi­cile sur le plan mental. J’étais habitué à la douleur physique, mais à certains moments, sur le terrain, j’avais du mal à contrôler ma respi­ra­tion et je ne pouvais pas jouer au plus haut niveau. Je n’ai plus de mal à le dire aujourd’hui. Après tout, nous sommes des êtres humains, pas des super‐héros. La personne que vous voyez au centre du terrain avec un trophée est une personne. Épuisée, soulagée, heureuse, recon­nais­sante, mais juste une personne (…) Il y a eu des mois où j’ai envi­sagé de faire une pause complète dans le tennis pour me puri­fier l’es­prit. Finalement, j’ai travaillé tous les jours pour m’amé­liorer. Je suis lente­ment rede­venu moi‐même. Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir lutté, mais de n’avoir jamais abandonné. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.