Alors que le président de l’ATP, Andrea Gaudenzi, a dévoilé un plan pour 2028 dans un contexte de tensions croissantes avec les joueurs, de plus en plus critiques à l’égard du calendrier, le journaliste Benoît Maylin, chroniqueur pour l’émission « Sans Filet » de Winamax, n’a pas du tout été convaincu.
« Je pense que ce gars‐là se rêve en Lagerfeld du tennis. Il veut nous faire croire qu’il va révolutionner le tennis, en faire une Fashion Week permanente, avec les plus grandes coutures et tout ce qui va avec. Mais en réalité, ce n’est qu’un vendeur de clinquant. Il rêve d’or, mais ne produit que du plaqué or. Et surtout, il se trompe complètement. Le tennis ne peut exister que par sa rareté. La Coupe Davis devrait se jouer tous les deux ans plutôt que tous les ans. Si les Grands Chelems ont une telle importance historique, c’est justement parce qu’il n’y en a que quatre par an. C’est déjà beaucoup, mais cette rareté leur donne une valeur particulière. À côté, il y a les autres tournois. Et lui veut multiplier les Masters 1000, jusqu’à phagocyter tout le circuit. Résultat : le spectateur occasionnel ne s’y retrouve plus. Il ne sait plus quels sont les tournois importants, quand ils ont lieu ni quels joueurs s’y affrontent. Le tennis devient une bouillie dans laquelle on ne distingue plus les événements majeurs des autres compétitions. Qu’est-ce qui fait encore la différence ? Quelle valeur accorde‐t‐on à une victoire ou à un titre si tout se multiplie en permanence ?
🎭 « Gaudenzi s’imagine en Lagerfeld du tennis avec sa Fashion Week. Il rêve en or mais il ne fait que du plaqué or. Il se trompe complètement. Il veut phagocyter le circuit avec ses M1000 mais l’évènement tennis ne va continuer d’exister que par sa rareté. »🗣️ @BenoitMaylin https://t.co/pOQfYjgGOU
— Sans Filet 🔞 (@SansFilet) October 16, 2026
C’est exactement ce que je reproche à ce projet : ajouter dix Masters 1000 à la saison, sur une succession interminable de semaines, sans se soucier de la lisibilité du circuit. Mais à force de tout multiplier, on finit par perdre les spectateurs. Ils ne comprennent plus ce qui se passe et ne mesurent plus l’importance des titres. C’est pour ça que je combats ce mec. Je pourrais descendre dans la rue pour défendre ce sport, parce qu’à force de vouloir tout rentabiliser et de gaver le public de compétitions, on finit par le dégoûter. Et c’est pareil dans tous les sports : à vouloir gagner toujours plus d’argent et proposer toujours plus de contenu, on finit par brouiller les repères. Les gens ne savent plus où ils en sont. Pour moi, il se trompe complètement. »
Publié le vendredi 16 octobre 2026 à 14:39



