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Le Hawk Eye en question

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Le match d’hier entre Paul-Henri Mathieu et Dmitry Tursunov a été marqué par un incident de jeu qui selon le Français « [lui] fait perdre le match ». Et relance le débat sur la présence parcimonieuse du Hawk Eye sur les tournois ATP.

Finale de l’Open de Moselle, troisième manche, 2-2 entre PHM et Tursunov, 30-40. Le Français envoie un revers long de ligne, que le juge de ligne annonce faute. PHM s’arrête un long moment, désabusé, car il est certain que la balle est bonne : « Je reste persuadé que ma belle était bonne et que je perds le match là-dessus ». Sur un coup du sort finalement.

Et cela relance le débat sur l’utilisation ou non du Hawk Eye sur certains tournois ATP. Le débat est même plus large aujourd’hui, comme le dit Dmitry Tursunov, réputé pour ne pas avoir sa langue dans sa poche : « Il devrait y avoir le Hawk Eye dans tous les tournois. Il existe une technologie pour éviter les erreurs humaines, l’ATP doit l’utiliser partout, même si ça coute de l’argent. Il n’y a pas de raison que Federer et Nadal qui jouent toujours sur les grands courts, bénéficient de cette avancée, et pas les autres ».

Le Russe soulève un problème d’injustice encore plus important : l’arbitrage électronique n’est pas utilisé sur les plus petits tournois, essentiellement à cause de son coût exorbitant pour le budget des organisateurs. En France, mis à part Roland Garros, seul Jean-François Caujolle a décidé d’équiper l’Open 13 de Marseille de cette technologie.

Et il nous avait annoncé qu’il l’avait surtout fait pour mettre de l’animation pour ses spectateurs plutôt que dans un souci d’équité sportive.

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