Le président serbe, en froid avec Djokovic : « Je lui ai dit ce que je pensais et je ne chan­gerai pas d’avis sous l’in­fluence d’une star du sport »

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Australian Open - Melbourne - 20�12025

Pour avoir apporté son soutien aux mani­fes­ta­tions étudiantes déclen­chées par un acci­dent mortel dans une gare, qui avait coûté la vie à seize personnes en novembre 2024, Novak Djokovic s’est mis à dos le président serbe Aleksandar Vucic.

Installé depuis plusieurs mois à Athènes, en Grèce, avec sa famille, l’homme 24 titres du Grand Chelem aurait toute­fois échangé avec le chef d’État serbe. Ce dernier a d’ailleurs tout récem­ment évoqué le cas Djokovic à la télé­vi­sion natio­nale. Des propos relayés par Sportklub :

« Chacun a le droit à ses propres convic­tions poli­tiques. Je soutiens Djokovic spor­ti­ve­ment de tout mon cœur, ainsi que tous ceux qui portent le drapeau trico­lore serbe. Il a montré quelque chose d’in­croyable durant telle­ment d’an­nées et contre Sinner, il a encore prouvé qu’il était le plus grand dans un sport diffi­cile et exigeant. C’est bien plus qu’un simple message de féli­ci­ta­tions : il repré­sente digne­ment son pays et le fait rayonner. Je lui ai dit ce que je pensais, mais main­te­nant je le dirais d’une manière plus dure, non pas à lui, mais face à la situa­tion dans laquelle nous nous trou­vons. Je ne chan­gerai pas d’avis sous l’in­fluence d’au­cune star du sport, du cinéma ou du divertissement. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.