Le souci, ce n’est pas Sinner, ce sont les autres…

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Comme l’a derniè­re­ment bien précisé Greg Rusedski, ce n’est pas en jouant comme Jannik Sinner que l’on peut le battre, ou alors c’est très rare. C’est notam­ment l’ex­ploit accompli par Mensik à Doha car le succès de Djokovic à l’Open d’Australie ne s’est pas joué au niveau de la puis­sance mais dans un registre plus stra­té­gique et physique. 

Selon Greg, il faut être agressif mais en favo­ri­sant le filet et aussi les varia­tions. C’est exac­te­ment ce qu’a­vait réalisé un certain Grigor Dimitrov en huitièmes de finale du dernier Wimbledon avant de cruel­le­ment se blesser. 

Hélas, les Dimitrov ne courent pas les rues, et les joueurs du top 50 qui ont une vraie main ne sont pas très nombreux. Le tennis est en effet devenu le royaume du Luxilon, de la frappe sèche, et non du slice léché. Du coup, on a bien peur que le casting soit plus que léger et que les rares préten­dants devront être à 200%. 

On se souvient par exemple que Corentin Moutet, à Roland‐Garros en 2024, avait pris un set à l’Italien avant de sombrer. Sur une manche, il avait en quelque sorte donner le chemin à suivre…

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.