Le tacle de Mouratoglou à Tsonga : « Désolé Jo, mais je ne pense pas que tu aurais battu régu­liè­re­ment ces joueurs. Dire qu’Alcaraz et Sinner dominent autant car leurs adver­saires sont plus faibles que ceux de Federer, Nadal et Djokovic leur enlève le crédit qu’ils méritent »

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Alors que le média Univers Tennis deman­dait il y a quelques semaines à Jo‐Wilfried Tsonga si Alcaraz était plus fort que Federer, Nadal et Djokovic, le Français avait donné une réponse contro­versée : « On ne sait pas trop mais j’aurais aimé le voir gagner Roland‐Garros en battant Del Potro au 3e tour, Murray en huitièmes, Novak en quarts, Roger en demies et Rafa en finale. »

Dans une vidéo postée sur Instagram, le coach Patrick Mouratoglou n’a pas hésité à exprimer son désac­cord avec son compatriote. 

« Ceux qui pensent qu’Alcaraz et Sinner dominent le jeu parce que leurs adver­saires sont plus faibles que ceux de Federer, Nadal et Djokovic me trou­ve­ront toujours sur leur chemin. C’est l’un des plus grands malen­tendus concer­nant le tennis actuel », a écrit l’en­traî­neur trico­lore avant de développer : 

« Je ne suis pas d’ac­cord avec ce que Jo a dit. Draper, Rune, De Minaur, Fritz, Shelton ou Auger‐Aliassime sont des immenses joueurs. Désolé, mais je ne pense pas que tu les aurais battus régu­liè­re­ment. Il regarde Wawrinka et Del Potro à travers les grands joueurs qu’ils sont devenus. À 29 ans, Wawrinka était juste un bon joueur. À 31 ans, il est devenu triple vain­queur en Grand Chelem. Bien sûr, les gars qui ont accompli toute leur carrière ont plus de titres que les autres, et n’ou­blions pas qu’Alcaraz et Sinner ont battu Djokovic pour commencer à gagner des Grands Chelems… Je ne pense pas que dire que Sinner et Alcaraz gagnent autant à cause du niveau des autres joueurs du top 10 leur donne tout le crédit qu’ils méritent à 100 %. Le niveau est incroyable. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.