Lucas Pouille ne lâche pas Jannik Sinner : « Ce que je trouve bizarre, c’est qu’un kiné lui propose d’uti­liser une crème comme ça quand on est kiné du numéro 1 mondial. C’est le plus éton­nant pour moi »

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Après avoir été l’un des premiers joueurs à réagir à l’af­faire Jannik Sinner, récla­mant une suspen­sion comme tout le monde, Lucas Pouille en a remis une couche derniè­re­ment au cours d’une inter­view avec nos confrères de Tennis Actu.

Alors que l’Agence mondiale anti­do­page (AMA) a décidé de faire appel auprès du Tribunal arbi­tral du sport (TAS) dans ce dossier, le Français a estimé qu’il y avait une sorte de deux poids deux mesures si l’on compare le cas de l’Italien à celui d’autres joueurs suspendus direc­te­ment, comme le Suédois Mikael Ymer par exemple. 

« Quand je prends un joueur comme Mikael Ymer, qui a été suspendu deux ans pour trois no‐show… Pour expli­quer ce qu’est un no‐show, ce n’est pas un refus de faire un contrôle, c’est de dire qu’on est hors compé­ti­tion alors qu’on est en compé­ti­tion, car on a mal rempli les docu­ments, ou d’ou­blier de changer d’adresse car on voyage toutes les semaines. Malgré tout, on se fait contrôler 20–25 fois par an. Ymer a pris deux ans. Pour moi, ce n’est pas normal. Je ne connais pas l’af­faire Sinner sur le bout des doigts. Je n’ai pas tout lu ni tout regardé donc je ne peux pas tout savoir mais ce que je sais, c’est que les joueurs pris récem­ment pour dopage ont toujours plaidé non coupable mais ont tout de même été suspendus de nombreux mois. Apparemment, Sinner a tout de suite su d’où ça venait. Ce que je trouve bizarre, c’est qu’un kiné lui propose d’uti­liser une crème comme ça quand on est kiné du numéro 1 mondial. C’est le plus éton­nant pour moi. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.