« Lundi matin, l’agent de Carlos Alcaraz m’a envoyé un message que j’au­rais aimé ne pas lire »

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Après sa victoire contre Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie, syno­nyme de 7e titre en Grand Chelem à seule­ment 22 ans, Carlos Alcaraz a pris la déci­sion de déclarer forfait pour l’ATP 500 de Rotterdam (9 au 15 février), où il était tenant du titre. 

Dans des propos relayés par Tennis365, le vain­queur de Wimbledon 1996 et direc­teur du tournoi néer­lan­dais, Richard Krajicek, est revenu sur ce coup dur pour lui. 

« Quand je l’ai vu vendredi et qu’il souf­frait de crampes contre Zverev, j’étais déjà inquiet. J’ai ensuite dû éteindre mon télé­phone et j’ai appris plus tard ce qui s’était passé. En voyant qu’il avait gagné, je me suis dit : ‘Bon, ça va être diffi­cile’. S’il avait perdu, il n’au­rait pas eu l’émo­tion de remporter ce Grand Chelem et il aurait eu deux jours de plus pour récu­pérer. Je pensais qu’il avait encore de bonnes chances de jouer à Rotterdam. Mais quand il a atteint la finale, j’ai pensé que ce serait diffi­cile. Lundi matin, j’ai reçu le message de son agent. Je m’y atten­dais un peu, mais j’au­rais aimé dormir une heure de plus parce que je ne voulais pas voir ce message ! Mais ce n’était pas une grande surprise. C’est incroya­ble­ment épui­sant d’avoir des crampes et de revenir deux jours plus tard, même si la finale était rela­ti­ve­ment facile physi­que­ment par rapport à la demi‐finale et qu’il ne faisait que 15 degrés. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.