AccueilATPMarc Rosset : "Je ne vois pas pourquoi il faudrait enterrer Roger...

Marc Rosset : « Je ne vois pas pourquoi il faudrait enterrer Roger Federer »

-

Un entre­tien avec Marc Rosset est toujours savou­reux. Le Suisse est connu pour son franc‐parler et lors de son passage dans la rubrique Taxiphone Premium pour Direct News, il est revenu sur la situa­tion de Roger Federer. « Depuis 2013, dès qu’il y a une bles­sure de Roger, on se dit que c’est la fin. Cela a été la même chose avec Nadal. C’est clair que deux opéra­tions, l’une après l’autre, au genou et même si ce sont que des petites arthro­sco­pies, c’est compliqué. Maintenant, un come‐back de Roger j’y crois vrai­ment, a insisté le natif de Genève. Il ne ratera pas une saison complète avec Novak Djokovic et Rafael Nadal qui auraient joué dix mois de compé­ti­tion, que le wagon a avancé et toi tu es sur le quai de la gare pour essayer de le rattraper. Là, tout le monde est à l’arrêt. Finalement, il risque de rater entre deux et trois mois de compé­ti­tion par rapport à ses prin­ci­paux rivaux. »

Le cham­pion olym­pique de Barcelone 1992 explique que cette pause forcée pour­rait être béné­fique au maestro bâlois : « Il a 20 ans de circuit, il a déjà raté cinq, six mois avant de faire un retour incroyable en Australie (en 2017). Passer une année à la maison avec sa femme et ses enfants peut aussi le ressourcer de manière extra­or­di­naire. Personnellement, je me vois mal dire que c’est fini car ces mecs sont capables de faire des choses incroyables. Je ne vois pas pour­quoi il faudrait enterrer Roger Federer. C’est une saison compliqué pour tout le monde. J’ai parlé deux, trois fois avec lui, je sais qu’il est encore très motivé. Il a fait son programme avec Pierre Paganini (son prépa­ra­teur physique). Il s’éclate, il aime le tennis sinon il aurait déjà arrêté il y a quelques années. Il y a un an, il menait 40–15, deux balles de match en finale de Wimbledon face à Novak Djokovic. Je ne pense pas qu’il a perdu son tennis en une année ou son envie de jouer. »

L’intégralité de l’en­tre­tien est à retrouver ci‐dessous…