Marc Rosset sur le déclic de la carrière de Roger Federer : « Ce fut la mort de cet homme »

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Alors que nos confrères de L’Équipe viennent de sortir un docu­men­taire, « P*tain de tennis, ce sport qui rend fou », il est notam­ment ques­tion de Roger Federer, qui n’a pas toujours été ce joueur maître de ses émotions. 

Son compa­triote, Marc Rosset, évoque notam­ment la tragédie qui a fait basculer la carrière du « Maestro » dans une autre dimension. 

« Il râlait, il a dû lui arriver de casser des raquettes, se souvient son compa­triote Marc Rosset, qui fut son grand frère sur le circuit. Je me souviens qu’une fois à Bienne (Suisse), il s’était mal comporté et on lui avait fait nettoyer tous les terrains. Pour moi, le déclic pour Roger à ce niveau‐là, ce fut la mort (en 2002) de Peter Carter, son entraî­neur de toujours. C’est là qu’il a beau­coup mûri, il s’est dit qu’il ne pouvait pas gâcher son talent. Si tu regardes les Grands Chelems qu’il gagnait, souvent, il se mettait à pleurer. C’est la preuve qu’il vivait des émotions monstres pendant les matches et que les nerfs lâchaient. Il n’était pas une espèce de machine de guerre téflonnée avec zéro émotion. »

Pour rappel, Peter Carter est décédé en août 2022 des suites d’un acci­dent de voiture au cours d’un safari en Afrique du Sud. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.