Marion Bartoli prévient Sinner : « Djokovic en 2011 arri­vait avec une domi­na­tion supé­rieure à Jannik, après avoir battu Nadal à Madrid et Rome. Puis il perd contre Federer en demi‐finales, ce n’est donc jamais fait »

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Si Jannik Sinner fera figure d’immense favori à Roland‐Garros en l’absence de son grand rival, le double tenant du titre Carlos Alcaraz, Marion Bartoli n’exclut pas une surprise. Elle a pris l’exemple de Novak Djokovic en 2011 ce samedi dans Les Grandes Gueules du Sport sur RMC.

« Sinner a battu le record de Djokovic du nombre de victoires consé­cu­tives en Masters 1000, mais Novak devait battre Nadal, les adver­saires étaient donc diffé­rents. Et il faut se rappeler de la juris­pru­dence Djokovic en 2011 qui arri­vait avec une domi­na­tion supé­rieure à Sinner, après avoir battu Nadal à Madrid et Rome. Il avait gagné les sept trophées consé­cu­tives. Donc, il avait gagné l’Open Australie, Dubai, Indian West, Miami, Belgrade, Madrid, Rome. Tu gagnes Madrid et Rome en battant le roi de la terre, Rafa Nadal. Il arrive en demi‐finale de Roland‐Garros. Il n’a même pas un quart à jouer, parce qu’il devait jouer Fognini, qui est blessé, qui fait forfait. Il arrive contre Roger Federer. On sait très bien que la terre battue n’était pas la meilleure surface de Roger. Et Novak perd contre Roger. Ce n’est donc jamais fait, surtout que peu d’ob­ser­va­teurs avaient misé sur une victoire de Djokovic contre Sinner en demi‐finales de l’Open d’Australie. »

Jannik Sinner doit déjà se défaire de Daniil Medvedev en demi‐finales à Rome, où il vise le dernier Masters 1000 qui manque à son palmarès.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.