Mark Philippoussis fait passer un message à Alcaraz : « Federer, Nadal et Djokovic refu­saient des exhi­bi­tions parce qu’ils avaient une vision plus large, à savoir les tour­nois du Grand Chelem. Personne ne vous met un pistolet sur la tempe »

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Alors que Carlos Alcaraz a récem­ment décidé d’en remettre une couche au sujet du calen­drier et de son rythme effréné, certains n’ont pas hésité à criti­quer publi­que­ment l’Espagnol pour des prises de posi­tions jugées hypo­crite étant donné qu’il parti­cipe régu­liè­re­ment à des exhi­bi­tions, notam­ment pendant l’in­ter­saison, au mois de décembre.

Et si l’an­cien 8e joueur mondial, Mark Philippoussis, inter­rogé par nos confrères de Clay, ne va pas aussi loin, on sent bien qu’il a quand même envie de faire passer un message au septuple vain­queur en Grand Chelem. 

« Vous voyez, Federer, Nadal et Djokovic refu­saient (les exhi­bi­tions) parce qu’ils avaient une vision plus large, à savoir les tour­nois du Grand Chelem. Alors, à un moment donné, on en arrive là et on se dit : ‘Je vais refuser cette garantie à six chiffres parce que c’est mon objectif’. Personne ne vous met un pistolet sur la tempe pour vous obliger à jouer toutes ces semaines. On peut toujours dire non. Au tennis, on sait tous qu’il n’y a pas de trêve hiver­nale, et c’est très diffi­cile de trouver un équi­libre dans le calen­drier. Il faut voir ce qui est le mieux pour soi. Mais en même temps, il y a beau­coup d’argent en jeu. Les semaines où ils pour­raient se reposer sont géné­ra­le­ment celles où ils gagnent beau­coup d’argent grâce aux tour­nois exhi­bi­tions. Ils veulent donc ces semaines de repos, mais comme ils sont très bien payés pour disputer ces tour­nois, ils ne disent pas non. C’est à eux de décider. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.