« Je ne vois pas l’intérêt de faire des articles sur Moïse Kouame alors qu’il est en quarts de finale d’un Challenger », a récemment déclaré Nicolas Mahut suite à la qualification du grand espoir français sur le tournoi Challenger de Lille.
Un point de vue avec lequel notre confrère, Benoît Maylin, n’est pas du tout d’accord. Selon lui, il faut au contraire parler de Kouamé afin qu’il se forge un caractère et une expérience indispensables à la carrière d’un joueur de très haut niveau.
🤫 « Ne parlez pas de Moïse Kouamé ! »
— Sans Filet 🔞 (@SansFilet) February 20, 2026
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« Attention, sujet sensible, il ne faut pas parler de Moïse Kouamé. Chut ! Comme le dit Nicolas Mahut, ce n’est pas parce qu’un gamin de 16 ans gagne ses premiers tournois pro et qu’il brille en Challenger qu’il faut tout de suite braquer les projecteurs sur lui. Non. Il faut le laisser grandir, il faut le laisser tranquille. Non mais sans rire, c’est quoi ce discours néandertalien ? On a l’impression que Gasquet et sa une de Tennis Magazine quand il avait 9 ans, cela a traumatisé le tennis français. Sauf que c’était en 1996, il y a 30 ans. Aujourd’hui, on est dans l’ère des réseaux sociaux, de l’ultra instantanéité de l’information. Vous croyez que les médias espagnols laissé tranquille Carlos Alcaraz à 16 ans ? On le comparait à Nadal ! Il faut justement en parler de Moïse Kouamé, il faut lui apprendre à se blinder mentalement par rapport à cette pression des médias et aux commentaires permanents qui vont empirer au fur et à mesure de sa carrière. À vouloir trop le protéger, à le mettre dans un cocon, on ne lui rend pas service. Il faut parler de Moïse, cela ne peut que l’aider à devenir plus fort. »
Publié le vendredi 20 février 2026 à 16:46