Medvedev : « Au fond de moi, je suis un peu content de ne pas avoir gagné ce match, car cela aurait été très moche de ma part envers lui »

1529

La scène avait énor­mé­ment fait réagir. Alors que Benjamin Bonzi s’apprêtait à jouer une balle de match contre Daniil Medvedev au premier tour du dernier US Open, un photo­graphe avait quitté le court juste avant le deuxième service du Français.

Cet inci­dent, pour le moins surpre­nant, avait poussé l’arbitre à offrir une première balle supplé­men­taire au Tricolore. Une déci­sion jugée injuste par Medvedev, qui avait alors vive­ment inter­pellé l’ar­bitre et chauffé le public pendant de longues minutes… avant de réussir à débreaker et de remporter la troi­sième manche. 

Finalement battu en cinq sets (6−3, 7–5, 6–7, 0–6, 6–4), le Russe est revenu, quelques mois plus tard, sur ce moment avec davan­tage de recul – et une certaine élégance – dans une inter­view accordée au média Bolshe, relayée par Championnat.

« Sans le photo­graphe, j’au­rais fait une erreur et le match aurait proba­ble­ment été terminé. Mais fina­le­ment, cela a joué en défa­veur de Bonzi. Je n’ai pas incité le public à le huer ou quoi que ce soit d’autre. Et d’une certaine manière, au fond de moi, je suis un peu content de ne pas avoir gagné ce match, car cela aurait été très moche de ma part envers lui, et je ne voulais pas cela. Mais quoi qu’il en soit, quand je suis sur le court, j’es­saie de gagner, donc j’ai joué le match jusqu’au bout. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.