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Milos Raonic, l’espoir du Canada

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Canadien bourré de talent, un service de plomb, des coups de canons à la Del Potro et surtout l’espoir d’un pays. Milos Raonic, c’est l’un des futurs grands du circuit que les cadors n’hésitent pas à compli­menter. Extraits d’une inter­view réalisée par Daniel Barna.

Vous laissez‐vous encore inti­mider lorsque vous jouer contre des légendes comme Roger Federer ou Rafael Nadal ?
Quand tu rentres sur le court pour affronter des gars comme ça, pendant les cinq premières minutes du match oui, mais après ce senti­ment s’efface lorsque tu comprends que tu fais ton travail et que tu dois tout faire pour gagner. Je sais qu’ils sont de grands joueurs, qu’ils sont respectés, mais être en face d’eux est mon but, et je veux être en compé­ti­tion face à ces gars là et les battre.

Quel est votre senti­ment lorsque des joueurs comme Federer font l’éloge de votre jeu ?
C’est incroyable. C’est formi­dable d’entendre ce genre de chose et c’est très moti­vant, mais pour moi c’est très impor­tant de comprendre que je ne dois pas en rester là, et qu’il y a encore beau­coup de travail à faire. Entendre ce genre de chose me fait réaliser que je suis sur la bonne voie, et que je dois continuer.

Au Canada, ressentez‐vous une certaine pression ?
La pres­sion est impor­tante suivant ce que vous en faites, et elle en fait beau­coup pour moi, elle me pousse. Ca peut être diffi­cile parfois, mais je fais aussi en sorte qu’elle soit moins forte sur mes épaules. La respon­sa­bi­lité que j’ai, et c’est une grande chose, c’est d’aider le tennis à grandir au Canada, mais aussi dans le futur, être capable de faire des choses par le biais de ma fonda­tion, en aidant les enfants, et en aidant tous les gens que je peux, faire la diffé­rence. Ce serait une honte d’être à l’honneur, avoir une voix et ne pas s’en servir.

Vous allez repré­senter le Canada aux Jeux Olympiques de Londres. C’est un moment fort de votre carrière ?
Je pense que c’est le plus grand honneur de ma vie. C’est une chose impor­tant pour moi, pour mon pays, et c’est un grand moment d’expérience. Ca va tout simple­ment être incroyable de faire partie de cette atmo­sphère parti­cu­lière, être dans un tel envi­ron­ne­ment sportif.

Quels sacri­fices avez‐vous fait lorsque vous étiez un étudiant/athlète ?
Pas mal. A l’école primaire par exemple, je n’avais pas de récréa­tions. Je quit­tais l’école le midi, je manquais donc des cours et je devais ensuite les rattraper chez moi le soir. C’était un peu diffi­cile, surtout à cet âge là. J’ai fait pareil en école secon­daire : se lever à 6heures, aller en cours, se coucher tôt contrai­re­ment aux autres enfants, passer à côté de plusieurs soirées le week‐end, rater des bals. J’ai juste raté certaines expé­riences qu’offre l’école.

Avec‐vous des regrets sur la façon dont vous avez grandi ?
A l’époque, c’était quelque chose de dur, mais quand on regarde main­te­nant, ça en valait la peine. Si main­te­nant j’en ai une bonne image, je n’ai rien à regretter. J’ai vite compris que je voulais jouer et vivre du tennis, et je suis sur la bonne voie main­te­nant.