Mischa Zverev (à propos de la pater­nité de Nadal) : « C’est diffé­rent pour les joueurs qui se situent autour de la 50e ou de la 60e place mondiale. Tu dois te lever la nuit pour aider, ce qui n’est pas optimal avant un match. Pour Rafa, ce sera peut‐être autre chose »

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Au cours d’une inter­view accordée à Eurosport Allemagne, Mischa Zverev a parlé du niveau actuel de Novak Djokovic et du futur retour de son frère, Alexander, absent depuis sa chute face à Nadal en demi‐finales de Roland‐Garros, le 3 juin dernier. Il a aussi évoqué les chan­ge­ments à venir pour Rafa, devenu papa d’un petit garçon il y a quelques jours. 

« Quand tu as un enfant, tu reportes parfois certaines choses comme par exemple la récu­pé­ra­tion. C’est ainsi que trois heures et demie d’en­traî­ne­ment le matin se trans­forment en deux heures ou une heure et demie. Il faut réflé­chir à la manière dont on aborde les choses, à l’égoïsme – même si cela semble stupide – que l’on veut avoir. Tennis ou famille ? Ce n’est pas facile de conci­lier les deux. Pour moi, la famille a toujours passé avant tout. Quand on a autant de succès que Rafa, on dispose toute­fois de possi­bi­lités finan­cières pour emmener suffi­sam­ment de gens avec soi pour que le quoti­dien soit fluide. Cela rend les choses plus faciles. C’est diffé­rent pour les joueurs qui se situent autour de la 50e ou de la 60e place du clas­se­ment mondial. Tu as ta femme et ton entraî­neur avec toi, et tout à coup aussi ton enfant. Cela devient compliqué si tu n’as pas de baby‐sitter ou de parents et de grands‐parents qui peuvent s’en occuper. Tu dois te lever la nuit pour aider, ce qui n’est pas optimal avant un match. Pour Rafa, ce sera peut‐être autre chose », a estimé l’Allemand. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.