Monfils : « Demain, tu me fais jouer cinq sets contre Nadal, il aura cette gestion pour ne pas se cramer et mieux se gérer. Je connais ma limite, et la cadence qu’il impose est super élevée. Je peux tenir sur un match, mais même si je gagne, après je ne suis pas sûr de tenir contre Federer ou Djokovic aux tours suivants »

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Le compte de l’Ultimate Tennis Showdown (une exhi­bi­tion créée par Patrick Mouratoglou) a récem­ment publié quelques extraits d’une conver­sa­tion entre l’entraîneur fran­çais, Gaël Monfils et Benoît Paire.

Lors de cette discus­sion passion­nante, Monfils répond d’abord à la ques­tion suivante : « pour­quoi n’a‐t‐il jamais gagné de titre du Grand Chelem ? », puis à celle de l’en­traî­neur fran­çais : « tu n’as pas gagné de Grand Chelem car les mecs sont plus forts ou parce que tu penses que t’es moins fort ? »

« Intérieurement, je pense qu’ils sont plus forts pour deux raisons. Déjà, parce qu’ils sont plus forts que moi menta­le­ment. Ce n’est pas qu’ils ne ‘mouillent’ pas, etc… Et je pense qu’ils sont plus forts menta­le­ment, parce qu’ils sont plus forts physi­que­ment. Physiquement, c’est énorme. Demain, tu me fais jouer cinq sets contre Rafa, il aura cette gestion pour ne pas se cramer et mieux se gérer. Je connais ma limite, et la cadence qu’il impose est super élevée. Je peux tenir sur un match, mais même si je gagne, après je ne suis pas sûr de tenir contre Roger ou Novak aux tours suivants. Je pense que ça, c’était un gros obstacle », a expliqué Gaël. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.