Monfils règle ses comptes : « Vous pouvez dire que j’ai joué comme une merde, ou que j’ai raté mon retour, pas de souci. Mais ne me dites pas ‘démo­ra­lisé’, ‘fini’ ou ‘prêt à aban­donner’, juste pour obtenir plus de clics »

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Blessé au pied et absent pendant sept mois, Gaël Monfils a dû aban­donner dès son troi­sième match pour son retour, contre Ugo Humbert au 1er tour du Masters 1000 de Miami, à cause d’une douleur au poignet. Une semaine plus tard, le Parisien affirme dans un commu­niqué publié sur son site internet qu’il ne s’agit que d’une inflam­ma­tion et qu’il pour­rait même peut‐être jouer à Monte‐Carlo du 8 au 16 avril. 

En plus de donner cette nouvelle rassu­rante, le joueur de 36 ans en profite pour glisser quelques tacles bien appuyés à certains médias l’ayant envoyé un peu trop tôt à la retraite à son goût. 

« Mon come­back ressemble à un échec vu de l’extérieur ? Je comprends. Mais pour moi, le simple fait d’être debout sur un court, ça a des allures de victoire. C’est pour ça que certains titres que j’ai vus passer dans la presse, du genre “Bientôt le clap de fin pour Monfils” ou “Malgré toute la bonne volonté du monde, Gaël Monfils ne s’en sort pas”  m’ont vrai­ment consterné. Vous pouvez dire que j’ai joué comme une merde, ou que j’ai raté mon retour, pas de souci. Mais ne me dites pas “démo­ra­lisé”, “fini” ou “prêt à aban­donner” – juste pour obtenir plus de clics.  Je vais bien, je me réta­blis, je n’ai rien de cassé.  Je suis déçu d’avoir écourté mon voyage aux États‐Unis, mais j’ai adoré le temps que j’ai passé sur le court.  Et pour finir, même si j’ai perdu, je ne suis pas prêt à aban­donner. Il y a toujours un autre match à venir », a écrit Monfils, visi­ble­ment remonté. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.