Monfils répond à Mouratoglou sur Wawrinka : « C’est Stan The Man ! L’intensité et la densité qu’il mettait, c’était juste excep­tionnel. Et ses lacunes à son prime étaient moins impor­tantes que nous »

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Dans un nouvel extrait publié par l’UTS (Ultimate Tennis Showdown) de la discus­sion entre Gaël Monfils, Benoît Paire et Patrick Mouratoglou, ce dernier pose la ques­tion suivante au premier cité : « Pourquoi Stan a‑t‐il gagné trois titres du Grand Chelem ? Est‐il vrai­ment plus fort que vous ? Qu’est‐ce qu’il a fait que vous n’avez pas fait ? »

« J’ai une réponse toute faite pour toi. C’est Stan The Man ! Les gens ne se rendent pas compte. Il est mons­trueux. Il a connu une évolu­tion excep­tion­nelle. L’intensité que mettait Stan à son prime, c’était juste excep­tionnel. Ses lacunes à son prime étaient moins impor­tantes que nous. Jo à son prime par exemple, avait un coup droit et un service incroyables mais un revers quand même plus fébrile. Quand Stan est arrivé, il avait un revers, un coup droit et un service excep­tion­nels mais aussi une densité physique ! Nous, à nos primes, nous avions une petite faiblesse. Ce qui ont gagné n’en avaient pas. Personnellement, mon revers n’était pas dingue (Mouratoglou n’est pas vrai­ment d’ac­cord, ndlr). Comparé à ces joueurs, mon retour n’était pas fou non plus. Contre Federer par exemple, je n’ar­ri­vais pas à retourner. Ça me rendait fou. J’ai évolué mais pas assez. Mais j’ai passer beau­coup d’heures à gommer des lacunes, grâce à ces joueurs », a expliqué Monfils. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.