Mouratoglou : « Ce que font Alcaraz, Sinner, Djokovic et Federer nous permet de comprendre la diffé­rence entre les meilleurs et les autres »

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S’il a déjà beau­coup fait parler de lui ces dernières semaines avoir énervé Jo‐Wilfried Tsongapoussé Rafael Nadal à réagir et taclé Boris Becker suite à ses propos concer­nant le niveau du Big 3 comparé à Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, Patrick Mouratoglou continue de distiller ses avis tran­chés sur les réseaux sociaux. L’entraîneur fran­çais a cette fois décidé de livrer une analyse technique. 

« Si vous voulez comprendre la diffé­rence entre les meilleurs et les autres, observez où ils frappent la balle. Pendant l’Open d’Australie, alors que je commen­tais les matchs en direct sur Twitch, une chose m’est apparue comme une évidence : les meilleurs joueurs du monde frappent la balle très tôt. Carlos Alcaraz le fait. Jannik Sinner le fait. Novak Djokovic le fait, en parti­cu­lier sur son revers. Roger Federer le faisait incroya­ble­ment bien. Ils avancent. Et cela change tout. Lorsque vous avancez vers la balle, votre poids corporel se trans­fère natu­rel­le­ment vers l’avant. Cela vous donne plus de puis­sance et plus de contrôle en même temps. La pire chose que vous puis­siez faire est de laisser votre poids corporel tomber sur le côté pendant que vous frappez. C’est à ce moment‐là que vous perdez à la fois le contrôle et la puis­sance. J’ai toujours encou­ragé mes joueurs à prendre l’ha­bi­tude d’avancer. Car même gagner un demi‐mètre sur le court fait toute la diffé­rence. L’un d’entre vous m’a demandé : ‘Quand j’avance pendant mes matchs amateurs, mon adver­saire me met un coup gagnant Qu’est‐ce que je fais de mal ?’ C’est une erreur très courante. Les joueurs qui ne sont pas habi­tués à avancer ont soudai­ne­ment l’im­pres­sion qu’ils doivent en faire plus. Frapper plus à plat. Frapper plus fort. Prendre plus de risques. Non. Pas du tout. Lorsque vous avancez dans le court, vous devez jouer exac­te­ment de la même manière que si vous étiez derrière la ligne de fond. Vous n’avez pas besoin d’en faire trop. Si votre adver­saire met un coup gagnant, c’est souvent parce que votre balle est trop courte. Mais une balle rapide et profonde est extrê­me­ment diffi­cile à gérer pour n’im­porte qui, quel que soit son niveau. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.