Mouratoglou (coach de Rune) : « Alcaraz a surpris beau­coup de monde après Indian Wells lors­qu’il a déclaré qu’il était plus impor­tant d’être heureux au quoti­dien que de gagner des trophées »

8082

Alors qu’il avouait avoir perdu le sourire ces derniers mois, Carlos Alcaraz expli­quait sa nouvelle menta­lité après son titre à Indian Wells mi‐mars : « Je ne me soucie pas de gagner des tour­nois ou pas. Il s’agit de prendre plaisir à jouer au tennis et de mettre mon jeu en valeur. C’est ce qui compte. C’est pour­quoi je suis très, très heureux de soulever ce trophée, parce que je me suis retrouvé dans ce tournoi, et je me suis senti très, très bien. »

Entraîneur d’Holger Rune et obser­va­teur toujours attentif du circuit, Patrick Mouratoglou s’est permis d’ana­lyser cette décla­ra­tion de l’Espagnol. 

« Carlos Alcaraz a surpris beau­coup de monde après Indian Wells lors­qu’il a déclaré qu’il était plus impor­tant d’être heureux au quoti­dien que de gagner des trophées. Et pour­tant, il a dit qu’il était si heureux de gagner le tournoi… Il y a une petite contrac­tion mais un lien entre les deux pensées. Je pense que ce qu’il veut dire, c’est que lorsque vous êtes en compé­ti­tion, vous ne pouvez pas vous concen­trer sur la victoire. Cela crée une pres­sion insensée. L’état d’es­prit de Carlos Alcaraz est passé de jouer le tennis qu’il aime à la néces­sité de gagner. Tout le monde disait que ce qui était bien avec lui, c’était qu’il souriait tout le temps. Et puis soudain, il y a eu beau­coup plus d’at­tentes. Il faut se concen­trer sur le processus : ‘Que dois‐je faire pour avoir une bonne chance de gagner et de remporter des trophées ?’ C’est la meilleure façon de les gagner. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.