Mouratoglou : « J’entends beau­coup de gens dire que si Djokovic remporte un 25e titre du Grand Chelem, il devrait arrêter, mais je n’y crois pas une seconde »

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Après avoir énervé Jo‐Wilfried Tsongapoussé Rafael Nadal à réagir et taclé Boris Becker suite à ses propos concer­nant le niveau du Big 3 comparé à Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, Patrick Mouratoglou avait affirmé que Novak Djokovic n’était pas assez motivé pour remporter un 25e titre du Grand Chelem.

Dans un nouveau post Linkedln, l’en­traî­neur a appro­fondi sa réflexion sur la situa­tion actuelle du Serbe de 38 ans. 

« J’entends beau­coup de gens dire que si Novak Djokovic remporte un 25e Grand Chelem, il devrait arrêter. Je n’y crois pas une seconde. Pendant l’Open d’Australie, un jour­na­liste a demandé à Novak s’il pour­sui­vait désor­mais Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, après avoir pour­suivi Roger Federer et Rafael Nadal. Novak a répondu calme­ment : ‘Je ne pour­suis personne. Je crée ma propre histoire.’ Mais cette ques­tion l’a blessé. Profondément. Car voir Novak Djokovic comme quel­qu’un qui pour­suit les autres, au lieu d’être celui que tout le monde pour­suit, touche son ego. Et quand on touche l’ego de Novak, quelque chose se réveille. On a pu le voir en demi‐finale contre Jannik Sinner. Novak a trouvé un moyen. Non pas parce qu’il était supé­rieur sur le plan tennis, mais parce que sur les points impor­tants, il est rede­venu Novak Djokovic. Ce match était une réponse. Puis vint la finale contre Carlos Alcaraz. Novak a perdu. Et non, ce n’était pas parce que son niveau de tennis avait baissé. Le seul véri­table obstacle entre Novak Djokovic et les titres du Grand Chelem aujourd’hui est la moti­va­tion. Il a atteint le but de sa vie : devenir le plus grand de tous les temps. Une fois cette montagne gravie, sa moti­va­tion a natu­rel­le­ment baissé. Si la moti­va­tion revient demain, il peut encore riva­liser avec n’im­porte qui, à chaque fois. Physiquement, bien sûr, les choses sont diffé­rentes. Il ne récu­père plus comme avant. Mais il est en forme. Il peut se préparer. Il peut gérer les matchs. Il peut encore atteindre les derniers tours des tour­nois du Grand Chelem et riva­liser. Ce qui n’a jamais changé, c’est que Novak Djokovic est le concur­rent le plus fort menta­le­ment de l’his­toire du tennis. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.