Mouratoglou : « J’entends souvent dire qu’un joueur qui casse une raquette est faible menta­le­ment, parce qu’il ne peut pas contrôler ses nerfs. Ce n’est pas vrai du tout »

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Dans une nouvelle vidéo publiée sur sa page Instagram, Patrick Mouratoglou a pris la défense des joueurs qui cassent régu­liè­re­ment des raquettes. Et ils sont assez nombreux.

« J’entends souvent qu’un joueur qui casse une raquette est faible menta­le­ment, parce qu’il ou elle ne peut pas garder ses nerfs. Ce n’est pas vrai du tout », a assuré l’en­traî­neur fran­çais avant d’ap­porter des argu­ments intéressants. 

« Je pense que les joueurs qui disent regretter d’avoir cassé une raquette ne regrettent pas d’avoir gagné et estiment qu’ils devaient le faire. Briser la raquette, faire un mouve­ment avec beau­coup de puis­sance, peut faire dispa­raître le stress. Ou cela peut signi­fier que, dans une situa­tion où je suis sous pres­sion et où j’ai besoin d’uti­liser la colère pour combattre cette pres­sion, j’ap­porte de la colère. Ils aime­raient une autre solu­tion que de casser la raquette, cela coûte de l’argent, ce n’est pas une bonne image, ce n’est pas un bon exemple pour les enfants, mais ce sont d’énormes compé­ti­teurs, ils ont besoin de gagner. Ils savent que le public va se déchaîner contre eux et, d’une certaine manière, c’est ce qu’ils veulent incons­ciem­ment. Ils ont besoin d’être détestés pour élever leur niveau de jeu. Les joueurs qui se concentrent sur la victoire et unique­ment sur la victoire font toujours, consciem­ment ou incons­ciem­ment, ce qu’ils pensent être la bonne chose à faire pour gagner. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.