Mouratoglou : « La plus grande arme d’Alcaraz n’est pas l’un de ses coups ou son physique, et on l’a vu face à Djokovic en finale de l’Open d’Australie »

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Australian Open - Melbourne - 01�22026

Après avoir agacé Jo‐Wilfried Tsongafait réagir Rafael Nadaltaclé Boris Becker et affirmé que Novak Djokovic manquait de moti­va­tion, Patrick Mouratoglou pour­suit la diffu­sion de ses avis tran­chés sur les réseaux sociaux.

Sur Linkedln, l’entraîneur fran­çais s’est cette fois penché sur ce qu’il consi­dère comme la plus grande force de Carlos Alcaraz, devenu à 22 ans le plus jeune joueur de l’histoire à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem.

« La plus grande arme de Carlos Alcaraz n’est pas l’un de ses coups ou son physique. C’est son mental. C’est ce qui a décidé de l’issue de la finale de l’Open d’Australie. Face à Novak Djokovic, après un premier set où Novak jouait à un niveau qui met géné­ra­le­ment fin aux matchs, 99,9 % des joueurs auraient paniqué. Carlos ne l’a pas fait. Il n’a pas besoin de jouer à son meilleur niveau pour gagner. Il a besoin de croire qu’il existe une solu­tion, même dans les pires situa­tions. En regar­dant ce match, on pouvait le sentir. Novak joue un premier set presque parfait. Le genre de set qui met une pres­sion énorme sur n’im­porte quel adver­saire. Et pour­tant, Carlos reste le même. Calme. Présent. Concentré. Une voix en lui lui dit : ‘Ne t’in­quiète pas. Je trou­verai une solu­tion. Je finirai par gagner.’ Cette finale n’était pas vrai­ment une ques­tion de tennis. Il s’agis­sait de deux monstres mentaux qui s’af­fron­taient. De savoir qui aban­don­ne­rait le premier. Aucun des deux ne l’a fait. Mais à un moment donné, Novak l’a senti : ‘Il est toujours là. Il continue de me défier. À chaque point.’ Physiquement et menta­le­ment, cela change tout. Au final, tout s’est joué sur la fraî­cheur physique et Carlos en avait juste un peu plus. À 22 ans, devenir le plus jeune joueur de l’his­toire à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem ne me surprend pas. Il a le jeu. Il a le niveau. Et surtout, il a une force mentale qui le distingue déjà des autres. Carlos est un compé­ti­teur incroyable qui trouve toujours des solu­tions dans les pires situa­tions. C’est ce qui le rend vrai­ment spécial. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.