AccueilATPMouratoglou : "La plus grande arme d'Alcaraz n'est pas l'un de ses...

Mouratoglou : « La plus grande arme d’Alcaraz n’est pas l’un de ses coups ou son physique, et on l’a vu face à Djokovic en finale de l’Open d’Australie »

-

Après avoir agacé Jo‐Wilfried Tsongafait réagir Rafael Nadaltaclé Boris Becker et affirmé que Novak Djokovic manquait de moti­va­tion, Patrick Mouratoglou pour­suit la diffu­sion de ses avis tran­chés sur les réseaux sociaux.

Sur Linkedln, l’entraîneur fran­çais s’est cette fois penché sur ce qu’il consi­dère comme la plus grande force de Carlos Alcaraz, devenu à 22 ans le plus jeune joueur de l’histoire à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem.

« La plus grande arme de Carlos Alcaraz n’est pas l’un de ses coups ou son physique. C’est son mental. C’est ce qui a décidé de l’issue de la finale de l’Open d’Australie. Face à Novak Djokovic, après un premier set où Novak jouait à un niveau qui met géné­ra­le­ment fin aux matchs, 99,9 % des joueurs auraient paniqué. Carlos ne l’a pas fait. Il n’a pas besoin de jouer à son meilleur niveau pour gagner. Il a besoin de croire qu’il existe une solu­tion, même dans les pires situa­tions. En regar­dant ce match, on pouvait le sentir. Novak joue un premier set presque parfait. Le genre de set qui met une pres­sion énorme sur n’im­porte quel adver­saire. Et pour­tant, Carlos reste le même. Calme. Présent. Concentré. Une voix en lui lui dit : ‘Ne t’in­quiète pas. Je trou­verai une solu­tion. Je finirai par gagner.’ Cette finale n’était pas vrai­ment une ques­tion de tennis. Il s’agis­sait de deux monstres mentaux qui s’af­fron­taient. De savoir qui aban­don­ne­rait le premier. Aucun des deux ne l’a fait. Mais à un moment donné, Novak l’a senti : ‘Il est toujours là. Il continue de me défier. À chaque point.’ Physiquement et menta­le­ment, cela change tout. Au final, tout s’est joué sur la fraî­cheur physique et Carlos en avait juste un peu plus. À 22 ans, devenir le plus jeune joueur de l’his­toire à remporter les quatre tour­nois du Grand Chelem ne me surprend pas. Il a le jeu. Il a le niveau. Et surtout, il a une force mentale qui le distingue déjà des autres. Carlos est un compé­ti­teur incroyable qui trouve toujours des solu­tions dans les pires situa­tions. C’est ce qui le rend vrai­ment spécial. »