Mouratoglou prévient le clan Alcaraz : « Si vous regardez Federer, Nadal et Djokovic, les avez‐vous vus avoir des crampes une fois dans un match ? Pendant toute leur carrière ? Carlos est un joueur très émotif, il faut penser à un calen­drier qui lui offrira du repos mental »

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« Après son récent match de Coupe Davis, Alcaraz a admis : ‘J’essaie de ne pas faire les mêmes erreurs sur mon niveau et sur le côté mental ici. ’ Cela reflète exac­te­ment ce que j’ai mis en évidence après l’US Open. Sa défaite n’était pas surpre­nante – c’était une ques­tion de fatigue mentale. Dans cette vidéo, je discute de ce que son équipe peut faire pour l’aider à mieux gérer cela en progres­sant », a expliqué l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou avant de déve­lopper sa réflexion. 

« Il a tout mis sur la table, menta­le­ment, émotion­nel­le­ment, physi­que­ment et sur le plan du tennis, pour les gagner, parce que cela a beau­coup compté. Et quand ça compte autant pour vous, émotion­nel­le­ment, c’est épui­sant. Il était épuisé, menta­le­ment épuisé. Il est très, très émotif. Nous l’avons déjà vu avoir des crampes à plusieurs reprises. Si vous regardez Roger, Rafa et Novak, les avez‐vous vus avoir des crampes une fois dans un match ? Pendant toute leur carrière ? Il a déjà eu des crampes de nombreuses fois, seule­ment à 20 ans. C’est un joueur émotif. Je pense donc qu’en sachant cela, à l’avenir, ils devront penser à un calen­drier où il aura suffi­sam­ment de repos – de repos mental, pas de repos physique – de repos mental. Je pense que c’est très impor­tant pour son avenir »

Juan Carlos Ferrero, coach d’Alcaraz, sait ce qu’il lui reste à faire ! 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.