Mouratoglou : « Qu’Alcaraz termine l’année en tant que numéro 1 mondial, c’est tout à fait mérité, mais voici la vérité… »

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Tennis - Rolex Monte Carlo 2024 - Atp -

Dans un nouveau post sur Linkedln, l’en­traî­neur fran­çais Patrick Mouratoglou s’est exprimé sur la fin de saison hale­tante entre Carlos Alcaraz, numéro 1 mondial, et Jannik Sinner, vain­queur du Masters. 

« Carlos Alcaraz termine l’année en tant que numéro 1 mondial pour la deuxième fois à seule­ment 22 ans. C’est tout à fait mérité, mais voici la vérité : cela aurait tout aussi bien pu être Jannik Sinner. Ils ont été au coude à coude toute l’année, et le score de 7–6, 7–5 à Turin ne fait que le confirmer, a souligné Mouratoglou avant de s’expliquer : 

Le contexte a son impor­tance. Les trois mois pendant lesquels Jannik n’a pas joué ont été déci­sifs. Non seule­ment parce qu’il n’a pas marqué de points, mais aussi parce que pendant cette période, Carlos s’est recons­truit. il était loin de son niveau habi­tuel. Mais gagner, même en rencon­trant des diffi­cultés, lui a permis de retrouver confiance semaine après semaine. Et Carlos en a besoin. C’est un joueur qui gagne en confiance à travers les matchs, pas à travers l’en­traî­ne­ment. Jannik peut rester éloigné de la compé­ti­tion pendant des mois et revenir presque au même niveau, car sa confiance vient de l’en­traî­ne­ment. Deux cham­pions. Deux approches diffé­rentes. Un niveau extra­or­di­naire. Ces trois mois ont créé le petit écart de points que nous obser­vons aujourd’hui. Cela fait partie de l’his­toire, de la carrière de Jannik. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.